11/09/2006
Durant cette campagne interne, j'ai eu l'accasion de présenter la candidature de L.F. dans quelques sections. Hier soir je suis allé à la section de Cannes. J'ai eu le bonheur d'apporter la contradiction à mon ami Hervé Dupont, Rocardien historique, qui défendait naturellement la candidature de DSK. Marc Concas défendait la candidature de S.R. La salle était pleine, me faisant revenir sur des préjugés idiots : je ne pensais pas qu'à Cannes il y aurait autant de socialistes... J'espère quand même, qu'ils n'étaient pas tous dans la salle. Cela m'a changé d'autres sections "claniques". Hier soir, les trois candidats avaient des supporters équitablement répartis en nombre. Nous avons débattu pendant deux heures. Sur le fond avec Hervé. Sur une espèce de "fond de commerce" avec Marc. Le point d'orgue a été pour moi la fin de la réunion, quand Nicole Hollande est venue me trouver pour me féliciter et m'assurer qu'elle partageait mon point de vue sur le socialisme tel que je l'avais présenté...Un grand moment d'émotion pour moi !
Amitiés socialistes réelles
Richard

3 Comments:
Cher Richard,
Je suis heureux que ma section te plaise. Elle n'est pas comme tu as pu t'en rendre compte une section où nous ne voyons qu'une seule tête qui serait celle du chef. Les outrances dont j'aime parfois être le promoteur permettent cette dimension du "vivant" dont beaucoup trop de militant ont peur. Le socialisme pour moi n'a jamais été une "asepsie".
Je te confirme que tu as su séduire une illustre camarade par tes convictions socialistes élégamment énoncées, et je ne suis pas peu fier d'y avoir contribué.
Amitiés.
Michel
Je commence à comprendre pourquoi notre super star des sondages trouve ces débats trop long, accusant même les journalistes d’être mal intentionnés, sa stratégie de communication qui consiste à faire pression de l’extérieur pour influer sur la réflexion militante peu parfois s’avérer plus compliqué que prévu.
En effet dans cette campagne qui s’achève, il convient de dérouler un parcours sans faute et quand on est trop exposée l’exercice peu s’avérer délicat, en témoigne sa dernière prestation télévisée, car sans vouloir l’accabler, il était attendu et il fut vérifié que Ségolène n’était pas au niveau sur l’international comme l’attestèrent ses propos approximatifs sur l’Iran et l’Irak.
Il est vrai que dans ce domaine réservé qui relève de la compétence présidentielle, (relations internationales, négociation des traités, pouvoir nucléaire civile et militaire) le devoir de responsabilité et les décisions sont capitales pour le destin de notre pays.
Dans ce domaine, la popularité n’est pas suffisante, encore moins l’expérimentation poitevine ou l’usage de la boite à idées censée résoudre les problèmes.
Alors grande sœur socialiste avec tout le respect que l’on doit à ta personne, avec tes qualités certaines et la référence aux grandes valeurs communes qui marque ton engagement , il te restes un peu de chemin à faire pour devenir notre maman républicaine, celle qui protège sa famille comme tu l’évoquais dans ta déclaration de candidature initiale.
(j'ignore si tu parlais de ta famille proche, suivant le billet de Richard elle me semble en douter)
J’ai soutenu les démarches de rénovation du Nouveau Parti Socialiste puis de Rénover Maintenant, à la fois parce qu’elles étaient conduites par un collectif et qu’elles ne transigeaient pas avec leurs fondamentaux.
J’ai souhaité jusqu’au bout qu’Arnaud Montebourg ne transige pas et soit candidat à l’investiture pour porter nos convictions dans le débat politique public. La rénovation n’a pas de candidat.
Je n’ai jamais appartenu à un fan club, ou à un club de supporters (ni dans le sport, ni dans le showbiz, ni en politique).
Mes seules fidélités en politique sont les idées d’égalité réelle et de démocratie vivante (institutions, médias…)
Dès lors, j’ai analysé, au-delà du Projet Socialiste qui constitue notre socle commun, la cohérence globale du positionnement des trois candidats à l’investiture, à travers leurs textes, et discours, lesquels nous engagent, de fait, auprès du camp de la Gauche dans le débat présidentiel de 2007.
Je ne suis pas fabiusienne et je ne le deviendrai pas.
Mais les 16 et 23 novembre, je voterai Laurent Fabius car j’estime, en conscience, que sa candidature est celle qui ouvre les meilleures perspectives en terme de réhabilitation de la primauté du Politique, de rénovation institutionnelle, de réorientation sociale de la politique européenne, de réduction des inégalités et de rassemblement à gauche pour faire gagner notre camp.
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